PAS-PNA
Projet d’Appui Scientifique aux processus de Plans Nationaux d’Adaptation

PAS-PNA signifie Projet d’Appui Scientifique aux processus de Plans Nationaux d’Adaptation dans les pays francophones les moins avancés d’Afrique subsaharienne. Il est financé par le Ministère fédéral Allemand de l’Environnement, de la Protection de la Nature et la Sûreté Nucléaire (BMU), et mis en oeuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit en collaboration avec Climate Analytics pour la période 2016 à 2019. Ce projet soutient les Pays les Moins Avancés (PMA) de l’Afrique subsaharienne dans leurs processus de formulation de Plans Nationaux d’Adaptation (PNA). Il se déroule au Bénin, au Sénégal et au Burkina Faso, où les partenaires principaux sont les ministères nationaux chargés du changement climatique. Dans chaque pays, le projet accompagne le gouvernement et les acteurs scientifiques dans la formulation, l’implémentation, le suivi et l’évaluation du processus PNA et implique des acteurs de la société civile et du secteur privé. Les objectifs principaux de ce projet consistent à renforcer les interfaces nationales entre la science et la politique et à accroître les capacités et l’efficacité de la conception du processus PNA à base scientifique au Bénin, au Sénégal, au Burkina Faso et dans 12 autres PMA de l’Afrique subsaharienne.

Durée du projet
Mars 2016 – Août 2019

Financeur
Ministère fédéral Allemand de l’Environnement, de la Protection de la Nature, de la Construction et la Sûreté Nucléaire BMUB

Partenaire
Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit

Contact
, Berlin, Allemagne
, Berlin, Allemagne
, Lomé, Togo
, Cotonou, Bénin
,  Dakar, Sénégal
, Ouagadougou, Burkina Faso

Bild

©Jeff Attaway

Le projet vise, à travers ces quatre composantes à :

  1. Renforcer le cadre de gouvernance et intégrer l’adaptation dans les processus de planification du développement
  2. Fournir un appui scientifique au processus des PNA
  3. Faciliter l’accès des pays cibles aux fonds climat
  4. Mettre ces acquis à la disposition de tous les PMA de l’Afrique subsaharienne à travers une plateforme créée à cet effet

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À propos de la composante 2 mise en œuvre par Climate Analytics

Climate Analytics est responsable de la composante 2 qui vise à renforcer les capacités scientifiques des différents acteurs nationaux pour la planification et la programmation de mesures d’adaptation. Plus spécifiquement, Climate Analytics accompagne les universités, les instituts de recherches et les agences gouvernementales dans la réalisation d’études de vulnérabilité pour identifier les priorités et des options pour des mesures d’adaptation aux changements climatiques. Les résultats scientifiques produits en coopération avec les structures scientifiques nationales seront présentés sous une forme adaptée et soumis aux responsables politiques dans le but d’accroître l’intégration des données scientifiques dans les processus de formulation de politiques et pour plus généralement encourager la prise de décisions fondées sur la science dans la région.

Pour chaque pays, pendant la phase initiale, un inventaire du savoir scientifique et de l’intégration du changement climatique aux politiques et aux stratégies des secteurs vulnérables est fait.

Au Bénin et au Sénégal, trois secteurs prioritaires pour les études de vulnérabilité sont déterminés. Pour chaque pays, trois groupes de recherche ont été formés pour mener ces études de vulnérabilité dans ces trois secteurs spécifiques. Chaque groupe de recherche rassemble les institutions pertinentes à son propre secteur (environ 12 institutions pour chaque secteur). Les groupes sont supervisés chacun par un groupe de suivi comprenant des responsables politiques, des membres des autorités locales, des représentants de la société civile ainsi que du secteur privé. La méthodologie pour les études avancées de vulnérabilité a été développée et approuvée, et ces six études sont en cours. Les chaînes d’impacts seront développées afin d’évaluer la vulnérabilité future, et de permettre l’identification des options d’adaptation.

Lors de la phase préparatoire, des états des lieux sur les connaissances et les capacités scientifiques nationales et sur l’incorporation du changement climatique dans les politiques et stratégies nationales et sectorielles ont été réalisés au Bénin et au Sénégal. Trois secteurs prioritaires ont été déterminés dans chaque pays à propos desquels réaliser des études de vulnérabilité approfondies. La méthodologie de ces études de vulnérabilité approfondies a été développée et adoptée par les scientifiques et les six études sont en phase de démarrage. Des chaînes d’impacts vont être développées pour évaluer la vulnérabilité future et permettront d’identifier des options d’adaptation.

Trois groupes de recherche ont été formés au Bénin et au Sénégal pour la conduite des études de vulnérabilité dans les trois secteurs spécifiques identifiés pour chaque pays. Chaque groupe rassemble l’ensemble des structures scientifiques pertinentes pour le secteur (environ 12 par secteur) et est accompagné par un comité de suivi comprenant des décideurs politiques, des collectivités locales, des représentants de la société civile et du secteur privé.

La finalité de cette composante est d’intégrer les résultats scientifiques dans le processus de formulation du PNA. Une fois le projet terminé, les décideurs politiques et les fonctionnaires du gouvernement seront plus à même d’utiliser les informations scientifiques sur le climat et les structures scientifiques nationales impliquées seront en mesure d’effectuer des études de vulnérabilité de manière autonome et pourront ainsi soutenir le PNA à long terme.

Timeline de la composante 2

Résultats à ce jour

Depuis plus d’un an maintenant, les activités suivantes ont été conduites:

  • Trois pays d’Afrique subsaharienne engagés (Bénin, Sénégal et Burkina Faso)
  • Au Bénin et au Sénégal : six groupes de recherche sont actuellement en train de mener des études de vulnérabilité. Ils ont présenté leurs résultats intermédiaires aux responsables politiques et à la communauté scientifique en août 2018.
  • Au Burkina Faso : le premier atelier technique organisé en octobre 2018 a impliqué la communauté scientifique nationale dans les domaines du développement économique et des ressources en eau au Burkina Faso. Cet atelier a permis le développement d’une méthodologie ainsi que l’identification des bases de données les plus appropriées pour les études de vulnérabilité.
  • Plus de 40 institutions scientifiques et 60 scientifiques impliqués

À venir

Dans les mois à venir, les résultats suivants sont attendus:

Janvier – Avril 2019
Atelier de présentation des résultats finaux sur les études de vulnérabilité au Bénin et au Sénégal, et communication des résultats

Février 2019
Deuxième atelier technique sur les études de vulnérabilité au Burkina Faso